Piero Macola nous vient de l’Italie, celle de Manuele Fior, celle de la peinture, des couleurs. Ses crayons dépeignent avec douceur des vies complexes, meurtries. En collaboration avec Alain Bujak, Le Tirailleur narre celle d’Abdeslam, qui s’engage, adolescent dans l’armée marocaine. Mais l’année de 1939 n’est que le début de ce qui sera un chemin de violence, souffrance et abandon par ceux qui l’auront contraint à se trouver en première ligne. L’Histoire de cette France encore tue de nos jours, et de ces hommes que l’on préfère ne plus voir.

Interview réalisée au festival Quai des bulles de Saint-Malo en 2014

Sarah Dehove